Dagon : la nouvelle de Lovecraft en texte intégral (1917)

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Écrite en juillet 1917, Dagon est la première nouvelle que Lovecraft ait composée en tant qu’adulte — et déjà tout le Mythe s’y trouve en germe : un continent remonté du fond du Pacifique, un monolithe couvert de hiéroglyphes marins, un peuple amphibie qui adore des idoles immergées, et une créature colossale qui surgit des eaux noires. Neuf ans avant L’Appel de Cthulhu, Lovecraft écrivait déjà R’lyeh sans lui donner son nom.

Contexte : la matrice du Mythe de Cthulhu

La nouvelle paraît d’abord en novembre 1919 dans The Vagrant, une revue de la presse amateur, avant d’être reprise en octobre 1923 dans Weird Tales — le magazine qui fera la réputation de l’auteur. Le narrateur, marin échappé d’un raider allemand pendant la Grande Guerre, dérive jusqu’à un fond océanique soulevé par une convulsion volcanique.

Tous les motifs qui structureront le panthéon des Grands Anciens sont là : la terre engloutie qui remonte, l’écriture indéchiffrable, la créature titanesque, et surtout ce narrateur qui préfère la mort à la mémoire. Les êtres palmés aux lèvres flasques et aux yeux globuleux sculptés sur le monolithe deviendront les Profonds, que Lovecraft développera vingt ans plus tard dans Le Cauchemar d’Innsmouth. Quant à la vision finale — le jour où la terre s’enfoncera et où le fond des mers s’élèvera —, elle annonce mot pour mot le réveil de Cthulhu.

Le titre renvoie à Dagon, divinité philistine à corps de poisson mentionnée dans la Bible. Lovecraft en fait tout autre chose : non plus un dieu ancien, mais une créature bien vivante, et probablement pas la plus grande de son espèce.

La fiche du texte

  • Titre original : Dagon
  • Écrit en : juillet 1917
  • Première publication : The Vagrant, novembre 1919 — puis Weird Tales, octobre 1923
  • Longueur : environ 2 200 mots
  • Cycle : Mythe de Cthulhu (texte fondateur)

À propos de ce texte : la nouvelle originale de H. P. Lovecraft, publiée en anglais en 1919, appartient au domaine public. Le texte français ci-dessous est une traduction inédite réalisée par nos soins à partir de cette version anglaise libre de droits. Les traductions françaises commercialisées demeurant protégées par le droit d’auteur, aucune d’elles n’a été utilisée ici.

Dagon : le texte intégral

J’écris ces lignes sous une tension mentale considérable, car cette nuit je ne serai plus. Sans un sou, et au bout de ma provision de la drogue qui seule rend l’existence supportable, je ne puis endurer la torture davantage : je vais me jeter de cette fenêtre de mansarde dans la rue sordide, en bas. N’allez pas conclure de mon esclavage à la morphine que je suis un faible ou un dégénéré. Quand vous aurez lu ces pages griffonnées à la hâte, vous devinerez peut-être — sans jamais le comprendre pleinement — pourquoi il me faut l’oubli, ou la mort.

Ce fut dans l’une des régions les plus ouvertes et les moins fréquentées du Pacifique que le paquebot dont j’étais subrécargue tomba victime du corsaire allemand. La grande guerre n’en était alors qu’à ses débuts, et la marine ennemie n’avait pas encore atteint le degré d’impitoyabilité qui fut le sien par la suite ; si bien que notre navire fut déclaré de bonne prise, tandis que nous, membres de l’équipage, étions traités avec toute l’équité et tous les égards dus à des prisonniers de guerre. La discipline de nos geôliers était si libérale, en vérité, que cinq jours après notre capture je parvins à m’échapper seul dans une petite embarcation, avec de l’eau et des vivres pour un temps appréciable.

Quand je me retrouvai enfin à la dérive et libre, je n’avais qu’une idée bien vague de l’endroit où j’étais. N’ayant jamais été un navigateur compétent, je ne pouvais que conjecturer, d’après le soleil et les étoiles, que je me trouvais quelque peu au sud de l’équateur. De la longitude, je ne savais rien, et nulle île, nul rivage n’était en vue. Le temps demeura clément, et pendant des jours que je ne comptai pas je dérivai sans but sous un soleil brûlant, attendant soit le passage d’un navire, soit d’être jeté sur les côtes de quelque terre habitable. Mais ni navire ni terre n’apparurent, et je commençai à désespérer, seul sur les immensités houleuses d’un bleu sans rupture.

Le changement survint pendant mon sommeil. Je n’en connaîtrai jamais le détail ; car mon assoupissement, quoique troublé et infesté de rêves, fut continu. Lorsque je m’éveillai enfin, ce fut pour me découvrir à demi enfoncé dans une étendue visqueuse de fange noire et infernale, qui s’étalait autour de moi en ondulations monotones aussi loin que portait le regard, et où mon canot gisait échoué à quelque distance.

On imaginerait volontiers que ma première sensation eût été l’émerveillement devant une transformation de décor si prodigieuse et si inattendue ; en réalité, j’éprouvai plus d’horreur que d’étonnement, car il y avait dans l’air et dans ce sol en putréfaction une qualité sinistre qui me glaça jusqu’aux moelles. La contrée était putride de carcasses de poissons en décomposition, et d’autres choses moins descriptibles que je voyais émerger de la boue immonde de cette plaine sans fin. Peut-être ne devrais-je pas espérer rendre par de simples mots la hideur indicible qui peut habiter le silence absolu et l’immensité stérile. Rien ne s’entendait, et rien ne se voyait qu’une vaste étendue de limon noir ; et pourtant la complétude même de cette immobilité, l’homogénéité de ce paysage m’oppressaient d’une peur nauséeuse.

Le soleil flamboyait dans un ciel qui me parut presque noir à force de cruauté sans nuages, comme s’il eût reflété le marécage d’encre sous mes pieds. En rampant jusqu’au canot échoué, je compris qu’une seule théorie pouvait expliquer ma situation. Par quelque soulèvement volcanique sans précédent, une portion du plancher océanique avait dû être projetée à la surface, exposant des régions demeurées cachées, durant d’innombrables millions d’années, sous des profondeurs d’eau insondables. L’étendue de cette terre nouvelle surgie sous moi était si grande que je ne parvenais à percevoir le moindre bruit de l’océan déferlant, si fort que je tendisse l’oreille. Nul oiseau de mer, non plus, ne venait s’abattre sur les choses mortes.

Pendant plusieurs heures je restai assis à réfléchir, ou à ruminer, dans le canot couché sur le flanc, qui m’offrait un peu d’ombre à mesure que le soleil traversait le ciel. Comme la journée avançait, le sol perdit un peu de sa viscosité et parut devoir sécher assez vite pour permettre la marche. Cette nuit-là je dormis peu, et le lendemain je me confectionnai un paquetage de vivres et d’eau, en prévision d’un voyage par voie de terre à la recherche de la mer disparue et d’un sauvetage possible.

Le troisième matin, je trouvai le sol assez sec pour y marcher sans peine. L’odeur du poisson était à rendre fou ; mais j’étais trop occupé de choses plus graves pour m’arrêter à un si mince désagrément, et je partis résolument vers un but inconnu. Tout le jour je progressai vers l’ouest, guidé par un mamelon lointain qui s’élevait plus haut que toute autre éminence de ce désert onduleux. Cette nuit-là je campai ; et le jour suivant je marchai encore vers le mamelon, quoique cet objet ne parût guère plus proche que lorsque je l’avais aperçu pour la première fois. Au quatrième soir, j’atteignis la base du tertre, qui se révéla bien plus haut qu’il n’avait paru de loin, une vallée intermédiaire le détachant en relief plus net du niveau général. Trop las pour en faire l’ascension, je dormis dans l’ombre de la colline.

J’ignore pourquoi mes rêves furent si déchaînés cette nuit-là ; mais avant que la lune décroissante et fantastiquement gibbeuse se fût élevée bien haut au-dessus de la plaine orientale, je m’éveillai en sueur froide, résolu à ne plus dormir. De telles visions, je n’aurais pu les endurer une seconde fois. Et dans la clarté de la lune, je vis combien j’avais été malavisé de voyager de jour. Sans l’éclat du soleil desséchant, ma marche m’eût coûté moins d’énergie ; à présent, je me sentais tout à fait capable d’accomplir l’escalade qui m’avait rebuté au coucher du soleil. Ramassant mon paquetage, je partis vers la crête de l’éminence.

J’ai dit que la monotonie ininterrompue de la plaine ondulante était pour moi une source d’horreur diffuse ; mais je crois que mon horreur fut plus grande encore lorsque, parvenu au sommet du tertre, je plongeai le regard de l’autre côté, dans une fosse ou un canyon incommensurable dont la lune n’était pas encore montée assez haut pour éclairer les replis noirs. Je me sentis au bord du monde, penché par-dessus la margelle sur un chaos insondable de nuit éternelle. À travers ma terreur passaient de curieuses réminiscences du Paradis perdu, et de l’hideuse escalade de Satan à travers les royaumes informes des ténèbres.

À mesure que la lune montait dans le ciel, je commençai à voir que les pentes de la vallée n’étaient pas tout à fait aussi verticales que je l’avais imaginé. Des corniches et des saillies de roche offraient des prises assez commodes pour une descente ; et, après une chute de quelques centaines de pieds, la déclivité devenait très douce. Poussé par une impulsion que je ne saurais analyser avec précision, je dégringolai non sans peine parmi les rochers et me tins sur la pente plus douce, en contrebas, les yeux fixés sur ces profondeurs stygiennes où nulle lumière n’avait encore pénétré.

Tout à coup, mon attention fut captée par un objet vaste et singulier sur le versant opposé, qui s’élevait abruptement à une centaine de mètres devant moi : un objet qui luisait, blanchâtre, sous les rayons nouvellement dispensés de la lune ascendante. Que ce ne fût qu’un gigantesque bloc de pierre, je m’en assurai bientôt ; mais j’eus la nette impression que son contour et sa position n’étaient pas entièrement l’ouvrage de la Nature. Un examen plus attentif m’emplit de sensations que je ne saurais exprimer ; car, malgré sa magnitude énorme et son emplacement dans un abîme béant au fond de la mer depuis la jeunesse du monde, je perçus sans doute possible que cet étrange objet était un monolithe bien taillé, dont la masse imposante avait connu le travail — et peut-être le culte — de créatures vivantes et pensantes.

Hébété et terrifié, non sans un certain frisson de plaisir de savant ou d’archéologue, j’examinai les alentours de plus près. La lune, désormais proche du zénith, brillait, étrange et vive, au-dessus des escarpements qui enserraient le gouffre, et révélait qu’une vaste nappe d’eau coulait au fond, se perdant de vue dans les deux directions, et venant presque me lécher les pieds là où je me tenais sur la pente.

De l’autre côté du gouffre, les vaguelettes baignaient la base du monolithe cyclopéen, sur la surface duquel je pouvais maintenant distinguer à la fois des inscriptions et des sculptures grossières. L’écriture relevait d’un système de hiéroglyphes qui m’était inconnu, et ne ressemblait à rien de ce que j’avais jamais vu dans les livres : elle consistait pour l’essentiel en symboles aquatiques stylisés — poissons, anguilles, poulpes, crustacés, mollusques, baleines et autres. Plusieurs caractères représentaient à l’évidence des choses marines inconnues du monde moderne, mais dont j’avais observé les formes en décomposition sur la plaine sortie de l’océan.

Ce fut toutefois la gravure figurée qui me retint le plus sous son charme. Parfaitement visibles par-delà l’eau qui nous séparait, en raison de leur taille énorme, s’étalaient des bas-reliefs dont les sujets eussent excité l’envie d’un Doré. Je crois que ces choses étaient censées représenter des hommes — du moins une certaine sorte d’hommes ; encore que les créatures fussent montrées s’ébattant comme des poissons dans les eaux de quelque grotte marine, ou rendant hommage à quelque sanctuaire monolithique qui paraissait immergé lui aussi. De leurs visages et de leurs formes, je n’ose parler en détail ; car le seul souvenir m’en donne des défaillances. Grotesques au-delà de l’imagination d’un Poe ou d’un Bulwer, elles étaient damnablement humaines dans leur silhouette générale, en dépit de mains et de pieds palmés, de lèvres d’une largeur et d’une flaccidité choquantes, d’yeux vitreux et protubérants, et d’autres traits qu’il m’est moins agréable encore de rappeler. Chose curieuse, elles semblaient avoir été ciselées dans une proportion tout à fait fausse par rapport au décor ; car l’une des créatures était figurée en train de tuer une baleine à peine plus grande qu’elle-même.

Je remarquai, dis-je, leur caractère grotesque et leur taille étrange ; mais je décidai au bout d’un instant qu’il ne s’agissait que des dieux imaginaires de quelque tribu primitive de pêcheurs ou de marins, une tribu dont le dernier descendant avait péri des ères avant que ne naquît le premier ancêtre de l’homme de Piltdown ou de Néandertal. Saisi de crainte révérencielle devant cette échappée inespérée sur un passé qui dépasse la conception de l’anthropologue le plus audacieux, je restai songeur, tandis que la lune jetait d’étranges reflets sur le chenal silencieux devant moi.

Et soudain, je le vis. Avec à peine un léger bouillonnement pour marquer sa montée vers la surface, la chose glissa dans mon champ de vision au-dessus des eaux sombres. Immense, polyphémesque et répugnante, elle s’élança comme un prodigieux monstre de cauchemar vers le monolithe, autour duquel elle jeta ses bras gigantesques et écailleux, tandis qu’elle inclinait sa tête hideuse et donnait libre cours à certains sons mesurés. Je crois que je devins fou à cet instant.

De ma remontée frénétique de la pente et de la falaise, de mon retour délirant vers le canot échoué, je ne me rappelle presque rien. Je crois avoir beaucoup chanté, et ri bizarrement quand je ne pouvais plus chanter. J’ai le souvenir confus d’une grande tempête quelque temps après avoir rejoint l’embarcation ; en tout cas, je sais que j’entendis des coups de tonnerre et d’autres accents que la Nature ne profère que dans ses humeurs les plus déchaînées.

Quand je sortis des ténèbres, j’étais dans un hôpital de San Francisco, où m’avait fait conduire le capitaine du navire américain qui avait recueilli mon canot en pleine mer. Dans mon délire, j’avais beaucoup parlé, mais je constatai que mes propos n’avaient guère retenu l’attention. D’un quelconque soulèvement de terres dans le Pacifique, mes sauveteurs ne savaient rien ; et je ne jugeai pas nécessaire d’insister sur une chose que je les savais incapables de croire. Une fois, j’allai trouver un ethnologue célèbre, et l’amusai par de singulières questions touchant l’antique légende philistine de Dagon, le Dieu-Poisson ; mais m’apercevant bientôt qu’il était désespérément conventionnel, je ne poussai pas plus loin mes recherches.

C’est la nuit, surtout quand la lune est gibbeuse et décroissante, que je vois la chose. J’ai essayé la morphine ; mais la drogue ne m’a procuré qu’un répit passager, et m’a entraîné dans ses griffes en esclave sans espoir. Aussi vais-je maintenant en finir, après avoir rédigé un compte rendu complet pour l’information — ou l’amusement méprisant — de mes semblables. Souvent je me demande si tout cela n’aurait pas pu n’être qu’un pur fantasme, un simple caprice de la fièvre, tandis que je gisais, frappé de soleil et délirant, dans le canot ouvert, après mon évasion du navire de guerre allemand.

Je me le demande ; mais toujours se dresse devant moi, en réponse, une vision d’une hideuse netteté. Je ne puis songer à la haute mer sans frissonner à l’idée des choses sans nom qui, à cette minute même, rampent et se vautrent peut-être sur son lit visqueux, adorant leurs antiques idoles de pierre et sculptant leurs propres effigies détestables sur des obélisques sous-marins de granit gorgé d’eau. Je rêve d’un jour où elles pourraient s’élever au-dessus des flots pour entraîner dans leurs serres fétides les restes d’une humanité chétive et épuisée par la guerre ; d’un jour où la terre s’enfoncera, et où le sombre plancher de l’océan montera au milieu d’un pandémonium universel.

La fin est proche. J’entends un bruit à la porte, comme d’un corps immense et gluant qui pèse contre elle. Elle ne me trouvera pas. Dieu, cette main ! La fenêtre ! La fenêtre !

Texte original anglais de H. P. Lovecraft (The Vagrant, novembre 1919 ; repris dans Weird Tales, octobre 1923), aujourd’hui dans le domaine public. Traduction française inédite réalisée par nos soins pour L’Antre de Cthulhu.

Ce qu’il faut retenir de Dagon

Le brouillon génial de L’Appel de Cthulhu. Comparez les deux textes : une masse de terre remontée du Pacifique, un bloc de pierre aux proportions non humaines, une entité colossale qui émerge de l’eau, un témoin qui sombre dans la folie. Lovecraft reprendra ce squelette en 1926 pour en faire le récit fondateur du Mythe. Dagon en est la répétition générale, écrite à vingt-six ans.

La naissance des Profonds. Les figures palmées aux yeux globuleux gravées sur le monolithe sont la première apparition de ce qui deviendra le peuple d’Innsmouth : hommes-poissons hybrides, adorateurs de divinités marines, capables de se reproduire avec les humains. Lovecraft mettra dix-neuf ans à développer complètement cette idée.

Une horreur qui tient à l’échelle, pas au monstre. La créature n’apparaît que dans un seul paragraphe, à la toute fin. L’effroi vient d’ailleurs : de la plaine de boue sans horizon, du silence absolu, de l’idée que ce monolithe était là, sous les eaux, depuis avant l’apparition de l’homme. C’est la définition même de l’horreur cosmique — un univers qui n’a jamais eu besoin de nous.

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Questions fréquentes sur Dagon

Qui est Dagon dans l’œuvre de Lovecraft ?

Dagon est à l’origine une divinité philistine à corps de poisson, mentionnée dans la Bible. Lovecraft en fait une créature marine gigantesque, aperçue par le narrateur alors qu’elle enlace un monolithe immergé. Dans les textes ultérieurs du Mythe, Père Dagon et Mère Hydra deviennent les divinités tutélaires des Profonds, le peuple amphibie d’Innsmouth.

La nouvelle Dagon est-elle dans le domaine public ?

Oui. Le texte anglais a été publié en 1919 et H. P. Lovecraft est mort en 1937 : son œuvre est dans le domaine public en France depuis 2008, soit soixante-dix ans après la mort de l’auteur. Les traductions françaises commercialisées restent en revanche protégées : le texte proposé ici est une traduction inédite réalisée par nos soins à partir de la version anglaise libre de droits.

Quel est le lien entre Dagon et L’Appel de Cthulhu ?

Dagon (1917) préfigure très directement L’Appel de Cthulhu (1926) : dans les deux récits, une terre engloutie remonte du Pacifique, révélant une architecture non humaine et une entité titanesque qui rend fou celui qui la contemple. La nouvelle est considérée comme le texte fondateur du Mythe.

Combien de temps faut-il pour lire Dagon ?

Le texte fait environ 2 200 mots, soit une dizaine de minutes de lecture. C’est l’une des nouvelles les plus courtes de Lovecraft, ce qui en fait une excellente première approche de son univers.

Par quelle nouvelle commencer pour découvrir Lovecraft ?

Dagon figure parmi les meilleures portes d’entrée, avec Nyarlathotep, en raison de sa brièveté et de sa densité. Pour une progression structurée dans l’œuvre, consultez notre guide de l’ordre de lecture de Lovecraft.

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